Le CEDREF en collaboration avec le Centre de recherche sur les arts et le langage et Reid Hall, organise pour la première séance de son séminaire "Sciences et Genre" une rencontre entre Michèle LE DOEUF et Max DEUTSCHER.
"S'enchanter des sciences? Y a-t-il un parallèle possible entre la non-reconnaissance de l'indépendance des femmes, celle de l'indépendance des sciences par rapport à la philosophie et celle de l'indépendance de l'objet par rapport à un sujet ?"
jeudi 8 novembre 2001 de 17 h 30 à 19 h 30,
Reid Hall, 4 rue de Chevreuse, 75006 Paris
Max DEUTSCHER, qui a dirigé, sur Michèle LE DOEUFF, un volume intitulé: "Operative philosophy and imaginary practice", y reprend la question en interrogeant le passage à l'idée d'un sujet transcendantal. Quelques pages de sa contribution, "The Limits of writing about the concept of a subject", seront distribuées au cours du séminaire.
Quelle théorie du sujet, pour quelle perception des sciences ? Si l'on veut que les femmes s'insèrent mieux dans le monde scientifique, il faut certainement récuser l'imaginaire de domination qui y flotte.
Car s'enchanter des sciences, telles que la culture les présente, n'est peut-être pas possible à qui que ce soit.
Formé à la philosophie analytique à l'université d'Adelaïde et à Oxford, Max DEUTSCHER a d'abord été connu pour des travaux sur la mémoire, la perception et l'inférence. Après un début de carrière à Oxford puis à l'université de Monash, il créera, en tant que Foundation Professor, le département de philosophie à Macquarie University.
Il travaille actuellement sur Ryle, Arendt et Husserl. Outre le volume qu'il a dirigé sur Michèle LE DOEUFF (Humanity Books/Prometheus, 2000), il a publié Subjecting and Objecting (Blackwell, 1983).

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