La dernière session de la Commission du Statut des Femmes à l'ONU a pris fin sans qu'il y ait eu accord sur un document contre les violences faites aux femmes et cela parce que l'Iran ne pouvait pas supporter la présence du mot "religion" dans le document.

20 mai 2003

Beaucoup d'ONG ont décidé d'écrire à la Commission pour protester. La C.L.E.F. a signé cette lettre mais il serait important qu'il y ait beaucoup de signatures d'associations.

Nous avons traduit la quasi-totalité de cette lettre en français pour vous. Si vous en êtes d'accord, répondez à :

<jacci007@aol.com> et/ou à <Propublic@wlink.com.np> pour le leur dire. Envoyez le nom de l'association et le nom de la personne autorisant cette signature. Seul le nom de l'association apparaîtra. Elles en ont besoin dans l'immédiat !

& & &

Chère Madame Kang et Membres du Bureau,

Nous soussignées associations non gouvernementales vous écrivons pour exprimer notre désarroi que la 47ème session de la Commission du Statut des Femmes n'a pu adopter des conclusions sur le problème critique des droits humains des femmes et l'élimination de toutes les formes de violence contre les femmes et les filles.

La Commission doit préparer des recommandations pour l'ECOSOC pour la promotion des droits politiques, économiques, civiques, sociaux et éducatifs des femmes. Cette fonction est gravement minée quand les membres ne peuvent trouver un consensus sur les politiques et actions nécessaires pour faire progresser le statut des femmes partout dans le monde.

Les Organisations Non Gouvernementales comptent sur la Commission pour traiter les causes fondamentales sociales et culturelles de la discrimination de genre et pour promouvoir des droits égaux pour les femmes et les hommes... Il est particulièrement troublant que quelques membres de la Commission ne veulent même pas soutenir des mots sur lesquels il y a eu consensus dans le passé concernant certains aspects de violence contre les femmes et les filles...

Les violences contre les femmes et la violation la plus répandue et la plus énorme des droits humains des femmes et l'échec de la Commission de progresser [dans ce domaine] affaiblit gravement les efforts globaux faits pour éliminer toutes les formes de violence contre les femmes.

Les Nations Unies est l'institution mondiale la plus importante pour la promotion des droits humains de chaque individu. Pourtant les violences de genre continuent sans diminution à travers le monde, profondément enracinées dans le concept trop répandu que les femmes valent moins que les hommes. Nous demandons que la Commission du Statut des Femmes, les Nations Unies et ses États membres trouvent la volonté politique nécessaire pour ¦uvrer pour effacer les conflits entre les droits des femmes et les pratiques traditionnelles, religieuses, culturelles, politiques et économiques qui sont autant d'obstacles à un progrès significatif au sein des Nations Unies pour faire avancer toute la gamme des droits humains des femmes.

Nous vous remercions de prendre cette lettre en compte. Nous espérons recevoir des informations que nous pourrons partager avec nos membres à travers le monde sur le travail de la Commission pour remédier à cette situation alarmante. Nous sommes désireuses de soutenir le travail futur de la Commission du Statut des Femmes comme l'instance dirigeante pour la promotion des droits humains des femmes dans le monde.

 

Bernice DUBOIS, la CLEF

20 mai 2003


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