Alliance des Femmes (2005) Communiqué de presse à l'AFP télécharger le document : ADFpourAFP8nov2005.rtf
Paris, le 7 novembre 2005,
APPEL Femmes, manifestons-nous !
Femmes, où sommes-nous, quand la violence s'empare du pays?
Dans les banlieues, enfermées, menacées, otages de petits délinquants, de bandits mafieux, d'une idéologie religieuse qui nous voile, et partout visiblement absentes des lieux de décision, de pouvoir et de débat médiatique.
Nous sommes révoltées par ce vandalisme qui tue, détruit lieux de vie, d'éducation, de travail, et met en danger les femmes, les enfants et les plus fragiles.
Ils disent qu'il est urgent de rétablir l'ordre et la paix sociale. Evidemment.
Mais quel ordre ? Un ordre démocratique, laïque, c'est-à-dire avec et aussi pour les femmes. Sans nous, pas de démocratie.
Mais quelle paix ? La paix républicaine, l'égalité pour tous, l'intégration sociale, mais pas au détriment des femmes. Une paix sans nous serait une paix contre nous, une fausse paix.
Il existe des lois démocratiques de parité, d'égalité. Elles doivent être respectées.
Il y a dans les cités plus en souffrance que les garçons, ce sont les filles et les femmes, qui pourtant ne brûlent pas de voitures. Elles protègent, nettoient, réparent, restaurent. Elles doivent pouvoir construire aussi leur liberté et leur vie.
P.S. : Nous apprenons aujourd'hui, mardi 8 novembre 2005, qu'une femme a échappé de justesse à une immolation - Sohane, elle, en est morte en octobre 2002, à Vitry-Sur-Seine.
Plusieurs autres ont été violemment agressées, ce qui confirme nos craintes (Article ci-joint du Parisien)
& & & Le Parisien, mardi 8 novembre 2005
"Des agressions très violentes" Une jeune femme dans le quartier du Champy a échappé de très près à l'immolation ce week-end lors d'incidents à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Après l'avoir aspergée d'alcool dans le hall de son immeuble, l'un de ses agresseurs a alors jeté sur elle un engin incendiaire pour enflammer le produit. Par réflexe de survie, elle a réussi à se protéger avec la porte pour contrer le projectile et éviter le pire. Ses adversaires ont alors lâché prise.
Au Pavé-Neuf, un quartier tout proche, deux jeunes femmes ont aussi été attaquées alors qu'elles conduisaient. Elles ont été sorties de force de leur véhicule par les cheveux lors d'attaques d'une violence inouïe menées par de petits groupes très mobiles. Des événements qui ont conduit le député-maire socialiste de Noisy-le-Grand, Michel Pajon, à demander "l'intervention de l'armée" dans les quartiers sensibles, ce qui est pour lui "un immense et inimaginable constat d'échec" .
Dans la Loire, à Ricamarie, c'est en plein après-midi, dimanche vers 16h30, qu'une femme a été sérieusement brûlée dans un bus. Le véhicule était à l'arrêt quand deux hommes encagoulés ont jeté de l'essence dans un bus. Les passagers ont réussi à sortir, mais une vieille dame, se déplaçant difficilement, est restée coincée dans l'habitacle. C'est finalement le chauffeur qui est parvenu à l'en extraire en la portant, mais elle a été hospitalisée dans un état grave.
A Colombes (Hauts-de-Seine), le bébé de 13 mois, qui se trouvait avec sa maman dans un bus qui a essuyé des jets de pierres dimanche, est sorti finalement indemne de ces violences. Des éclats de verre ont très légèrement blessé la mère.
& & & page mise en ligne le 8 novembre 2005 à 23 h
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