le 11 Février
1998 : Communiqué de Presse
Des Associations Féminines ainsi que des Associations de paix et démocrates s'associent pleinement avec les Femmes Corses dans leur protestation contre tous les actes de violence.
Elles les assurent de leur soutien et font un appel à la Paix dans le monde entier.Signé : Simone LANDRY section française de la
"Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté" siège international à Genève
Fax +33 (0) 1 40 82 99 55
Présidente Nationale (France) Solange FERNEX
Objet : Développer la paix et la liberté dans le monde pour tout ce qui touche les femmes
Toutes les femmes de bonne volonté sont invitées à signer cette déclaration et à la diffuser autour d'elles. Elle est envoyé par "mel" à 400 journalistes
-=- Une première réaction d'une sociologue
Date: Wed, 11 Feb 1998 12:59:33 -0500
From: "A.M. HOCHET" <Hochet@compuserve.com>
Subject: Basta le crime, vive la paix avec les FEMMES CORSES
Sender: "A.M. HOCHET" <Hochet@compuserve.com>
To: Brigitte CASSIGNEUL <quadcom@pratique.fr>
11/2/98 Chère Brigitte,
Le problème corse m'a touchée, familialement, de très près et je me suis beaucoup documentée.
Ma fille, Isabelle, décédée dans un accident de voiture en 89 était l'épouse d'un historien corse décédé avec elle...
J'ai vécu et je vis encore moralement les erreurs de la politique française à l'égard de "Ces "les qu'on dit françaises" (publié à l'Harmattan); l'histoire de la Corse ne nous autorise pas à proclamer qu'elle est seulement française.
Ceci étant dit, j'apprécie le mouvement des femmes corses contre la violence et voudrais connaître le contenu de leur manifeste avant d'y souscrire. Puissent-elles réussir sans entra"ner une répression inefficace à l'égard de ceux qui ne le méritent pas.
On s'est beaucoup trompé de part et d'autre sur les modalités d'action pour le respect des peuples et la paix entre eux en Corse.Les résultats de l'enquête nous dirons les responsables de la violence, je l'espère. L'accueil que nous avons reçu, ma fille et moi dans la Corse profonde nous fera toujours reconna"tre ce peuple comme ayant son identité propre et profondément humain et chaleureux envers les étrangers.
A.M. HOCHET, sociologue <Hochet@compuserve.com>
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Une autre réaction d'un journal le lendemain jeudi 12 Feb 1998 15:19:41 +0100
From: Telegramme@Bretagne-Online.tm.fr
To: "Brigitte CASSIGNEUL" <quadcom@pratique.fr>
: cdeP : Paix - Corse - Manifeste Vie -Bonjour, Nous avons bien reçu votre communiqué. Cordialement,
Jean-Louis Pereira journaliste - rubrique multimédia ; webmaster du Journal Le Télégramme
BP 243 - 29 205 Morlaix Cédex
Tél. 0 2 98 62 11 33 Fax 0 2 98 63 20 99
email : <Telegramme@Bretagne-Online.tm.fr>
http://www.Bretagne-Online.com
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"Miroir sensible tourné vers la diversité du monde" (F.Pessoa)
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A.F.E.M. à Thérèse LUCIANI"L'Association des Femmes de l'Europe Méridionale" s'associe à la manifestation des "Femmes contre la violence en Corse". Elle partage leur douleur et leur indignation. Elle les accompagne par la pensée (mercredi 11 Février 1998).
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"Femmes contre la violence en Corse". 20200 BASTIA
(ass n° 3444) créée le 6 janvier 1995. non subventionnée- membre de la coordination du Lobby Européen des femmes
- antenne locale du réseau national SOS ViolMobilisées depuis la pétition "Manifeste pour la vie", nous avons dépassé la formulation "Moi, femme, mère, soeur, épouse de Corse ..." qui tend à réduire les femmes à leur appartenance à un homme ou à un groupe "ethnique" et la rend porteuse d'exclusion.
Néanmoins, fidèles à notre engagement du 6 janvier 1995, nous avons voulu aller, en femmes citoyennes, vers un véritable mouvement de femmes contre la violence en Corse, démocratiquement organisé : "Femmes contre la violence en Corse"
Soutenir la lette des "Femmes contre la violence en Corse" c'est refuser :
- l'Etat de non-droit,
- la dérive aveugle,
- la peur,
- les bouches cousues.C'est vouloir croire possible une société libre, ouverte et démocratique, que, de toutes nos forces, nous nous employons à construire. Sachant que le retour à la paix passe nécessairement par le dépôt des armes, nous en renouvelons l'exigence.
Juillet 1996
Contact : Marie Thé MARIANI Vice Présidente et Porte Parole
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Marie Thé MARIANI : "En Corse, nous nous trouvons à peine là où se trouvait l'Italie il y a 20 ans."
=======================================Quelques extraits des communiqués de presse :
L'unanimité des condamnations laisse à penser que la violence serait en voie de disparition. Notre communauté, dans ses diverses composantes, réclame :
1) une Justice égale pour tous, qui permette aux victimes de trouver une paix relative dans leur deuil,
2) la transparence dans l'utilisation des fonds publics et la clarté dans les choix politiques.
De même, elle refuse les attaintes, devenues systématiques, aux droits de la personne humaine, à sa dignité comme à son intégrité.Les "Femmes contre la violence en Corse", soucieuses de faire entendre leur voix dans le choeur, bientôt général, n'en doutons pas, de ceux qui veulent construire en Corse : "une société libre, ouverte et démocratique" (engagement fondateur du mouvement général des femmes) rappellent que, depuis deux ans, cet espoir pour elles est une condition "sine qua non" : la déposition de toutes les armes. Revendication fondamentale de notre association, que nous partageons avec beaucoup d'autres.
Ce sont les armes et les explosifs que nous voulons voir se disparaitre en place publique, sans quoi il serait illusoire de réclamer :
- l'exercice serein de la Justice,
- le droit à la dignité,
- le droit à l'éducation et à la formation.

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