Jeudi 24 Sep 1998
From: penelope <penelope@planete.net>
Semira ADAMU EST MORTE... RASSEMBLEMENT A BRUXELLES JEUDI A 18H00A relayer le plus massivement SVP
Comme bon nombre d'entre vous l'ont appris, Sémira ADAMU est morte mardi soir, assassinée par des gendarmes. C'est maintenant certain : la cause de sa mort est le coussin qu'on lui a mis sur la bouche pour l'empêcher de respirer et donc de résister, ce qui a causé sa mort. En outre, le cynisme des autorités par rapport à ce qu'il faut bien qualifier de meurtre est effarante.
Alors que le parquet souligne le caractère normal de la procédure, le Ministre de l'Intérieur, Louis Tobback, parle, lui, d'événements regrettables néanmoins ce n'est qu'un incident parmi les 5.000 expulsions qui ont eu lieu depuis le début de l'année. Pourtant, nous ne sommes pas face à un cas isolé, le meurtre de Sémira n'est que la suite logique d'une politique d'expulsion qui ne peut être appliquée que de manière inhumaine, découvrant ainsi son caractère barbare. En dehors des responsabilités qu'il est nécessaire d'établir (cf détails dans le communiqué de presse qui suit), la mort de Sémira démontre la politique inhumaine envers les réfugiés.
En dehors de notre indignation et de notre tristesse pour Sémira, nous espérons qu'elle ne sera pas morte pour rien. C'est pourquoi nous espérons que la réaction des gens sera forte, ce qui nous permettra d'en finir avec cette politique inhumaine.
Actuellement, de nombreuses initiatives se lancent :
- Les candidats réfugiés de Steenokkerzeel , lorsqu'ils ont appris la nouvelle ce matin, se sont directement mis en grève de la faim. Toute communication avec l'extérieur est interdite actuellement. De même, il leur est interdit de suivre les radios et les télévisions. Il semble évident que l'Office des Étrangers fasse tout pour "mâter" leurs protestations. Il est fondamental que des gens aillent les voir à l'intérieur (principalement des avocats et des parlementaires qui ont un droit d'accès quasi absolu) mais aussi à l'extérieur (lors des promenades) pour leur apporter leur soutien et permettre de les tenir informer de ce qui se passe à l'extérieur. - Une manifestation a eu lieu mardi soir, devant la clinique Saint Luc qui s'est dirigé par la suite vers le centre 127 bis de Steenokkerzeel ensuite devant la maison de Tobback.
- Une manifestation a eu lieu ce mercredi devant et à l'intérieur du Sénat pendant la conférence de presse du Ministre de l'Intérieur. - En outre, une manifestation a lieu jeudi 24 septembre à 18h00 devant l'Office des Étrangers (152, Bd Emile Jacqumain, Métro Yser ou Rogier) à Bruxelles. Venez nombreux !!!
- Un Rassemblement a lieu jeudi à 17 h 30 devant le Consulat de Belgique 24, rue Childebert, 69002 Lyon
- Un rassemblement aura lieu à Paris devant l'ambassade de Belgique dans les jours qui viennent. Nous appelons à ce que le maximum de collectifs (hors de Belgique) organisent des manifestations devant les différentes ambassade de Belgique.
- Des débrayages devrait avoir lieu dans des écoles, université, usines, lieu de travail. Nous vous invitons à arrêter le travail et à discuter de possibilités d'action de protestation.
A toutes fins utile, je vous transmets aussi quelques numéros de téléphone, faxs et adresses é-mail au cas où vous voudriez écrire à certaines personnes.
Ministère de l'Intérieur : Louis Tobback tel 32(0)2 227.07.00. fax 32(0)2 219.79.30. ou henri.maes@mibz.fgov.be (au Ministère de l'Intérieur) ou info@sp.be (au Parti Socialiste flamand). La Sabena Tél : 32 (0) 2/ 7233111 fax: 32(0)2 7705697 communication@sabena.be L'Office des Étrangers: tel 32(0)2 2055411 fax: 32(0) 2055520.Merci encore à tous ceux qui ont soutenu Sémira durant ces quelques mois. A bientôt.
Denis Collectif contre les expulsions. E-Mail ccle@altern.org
Sémira ADAMU a cessé de vivre ce mardi soir aux environs de 21h00. Elle était en coma profond depuis 11h00 suite à une hémorragie cérébrale déclenchée lorsque les gendarmes tentaient de l'expulser.
En bref, rappelons d'abord le parcours de Sémira. Semira ADAMU avait 20 ans. Sa belle-mère (ses parents sont morts) voulait la marier de force à un homme de 65 ans, qui pourtant a déjà trois femmes. Refusant cet avenir, elle s'est enfuie vers le Togo. Elle a du le faire à plusieurs reprises car son prétendant, qui a le bras long, a réussi à la ramener. La peur au ventre (son mari a déjà tué une de ses femmes), elle s'est à nouveau enfuie et a réussi à atteindre la Belgique. Elle y est arrivée le 25 mars 1998. Elle a directement été transférée et incarcérée au centre fermé 127 bis de Steenokkerzeel. Sa demande d'asile a été très rapidement déboutée. L'Office des Étrangers considère en effet que la Convention de Genève ne couvre pas son cas. Les maltraitances à l'égard des femmes ne sont pas (en Belgique, contrairement au Canada par exemple) reconnues par l'Office des Étrangers. Comme seule réponse à une femme qui craint pour son intégrité physique et morale, la Belgique n'a pu lui offrir que l'enfermement, les barbelés, les coups, les intimidations et finalement la mort...
Dès que nous avons eu connaissance de son cas, nous nous sommes mobilisés pour tenter de la sortir de cet enfer. Nous avons fait signer une demande de régularisation qui a été signée par des milliers d'associations et personnes. Nous avons entamé ainsi une campagne de mobilisation en sa faveur. Lise Thiry était devenue sa marraine, d'autres s'étaient portés garant financier. Face à toute cette campagne, l'Office des Étrangers restait muet. Sa seule réaction était de perpétuellement continuer à tenter de l'expulser avec de plus en plus de violence. Nous avions des contacts journaliers avec elle. Petit à petit, elle nous informait des conditions de détention, des exactions des gardiens, de l'Office des Étrangers, de la Sabena.
Elle était devenue en somme le symbole de la résistance à l'horreur que représentent les centres fermés.Cette résistance, l'Office des Étrangers la lui faisait payer au quotidien. Brimades, surveillance perpétuelle, écoutes téléphoniques, privation de coup de téléphone, de visites, changement d'aile pour l'isoler encore plus des autres réfugiés détenus,...
Elle était véritablement traquée dans ses moindres faits et gestes. Elle expliquait entre autre dans son témoignages du 23 Juillet:
"Après l'évasion, j'ai eu tous les employés sur le dos. On me surveille tout le temps, j'ai toujours quelqu'un derrière moi. Pendant une semaine après le 21 juillet, on n'a plus eu le droit de téléphoner. Maintenant, on peut, mais on a réduit les heures. Avant, on pouvait appeler de 9h à 22h, à présent seulement de 15 à 18h et ce sont les heures où les appels coûtent le plus cher... De toute façon, les règles de vie changent tous les jours. Un jour quelque chose est permis, le lendemain, ça ne l'est plus... Ils ne laissent pas les gens de l'extérieur vous rendre visite. Officiellement, les visites sont autorisées, mais quand quelqu'un fait une demande de visite, ils ne l'accordent pas, ou ils ne donnent pas de réponse, tout simplement. Lise Thiry n'a jamais pu me voir. Elle est venue, elle a remis les livres et les vêtements qu'elle m'avait apportés aux gardes. Je n'ai pas pu la voir."
Elle nous avait téléphoné lundi (ainsi qu'à son avocat Maître Allcock). Elle était en forme, elle avait juste terriblement peur. Elle avait peur pour deux raisons: tout d'abord, la prolongation de son maintien détention ainsi qu'une note, dont son ordre de maintien était assortie, demandant d'intervenir "efficacement et rapidement" pour l'expulser, et ce, avec l'aide des gendarmes. Lors de la précédente tentative d'expulsion (début septembre), les gendarmes l'avaient prévenue que "la prochaine fois, ils seraient très violents et réussiraient à l'expulser".Elle nous avait dit :"Les choses ont repris leur cours habituel, excepté le renforcement de la sécurité, et à l'aéroport où des gens seraient capables de tuer"
Mardi matin, on l'a emmenée à l'aéroport pour l'expulser. On en était à la sixième tentative de l'expulser, sixième qui fut fatale. Nous n'avons que quelques éléments sur le déroulement de l'expulsion. Nous savons qu'elle a été amenée dans l'avion menottée, qu'elle s'est débattue et a crié et que les gendarmes lui ont mis un coussin sur la bouche. L'expulsion du 21 juillet s'était passé comme suit: Toujours dans son témoignage du 21 Juillet :
"Ils ont essayé de m'expulser quatre fois.
La première fois, ils ne m'ont pas forcée. Ils m'ont emmenée à l'aéroport. Là ils m'ont demandé si j'acceptais l'expulsion. J'ai dit non et ils m'ont ramenée au centre.
La deuxième fois, ça s'est passé de la même manière, mais ils m'ont prévenue que la fois suivante, ils seraient plus durs.
La troisième fois, ils m'ont préparée pour aller à l'aéroport et puis en dernière minute, nous ne sommes pas partis. Ils m'ont dit qu'ils avaient oublié de réserver ma place sur le vol. Je suppose qu'ils avaient plutôt peur des manifestions de soutien qui étaient organisées pour moi...
La quatrième fois, ça a été terrible. J'ai été réveillée à 6h30 par une employée qui m'a annoncé que je devais retourner dans mon pays et que j'avais 20 minutes pour emballer mes affaires. Je n'ai même pas eu le temps de prendre une douche et j'ai oublié quelques affaires dans la précipitation. Finalement j'ai été prête et ils m'ont escortée jusqu'à la porte d'entrée et ils m'ont fait monter dans le fourgon pour l'aéroport.
A l'arrivée, ils m'ont attaché les bras à deux endroits et aussi les jambes. Puis ils m'ont enfermée dans une cellule d'isolement, j'y suis restée de 7h à 10h30. Ils sont venus me chercher. On est allés à l'avant de l'avion et on y est resté jusqu'à 11h15, quand ils m'ont fait embarquer. Une fois à l'intérieur, j'ai commencé à crier et à pleurer. Huit hommes se sont rassemblés autour de moi, deux gardes de la sécurité de la Sabena et six policiers. Les deux gardes de la Sabena m'ont forcée : ils poussaient partout sur mon corps et l'un deux compressait un oreiller sur mon visage. Il a presque réussi à m'étouffer. En fait, ces deux gardes devaient m'escorter jusqu'à Lomé. Puis les passagers sont intervenus et ils ont dit qu'ils allaient sortir de l'avion si on ne me libérait pas. Un passager a insisté aussi pour qu'on n'oublie pas de me rendre mes bagages... Il y a eu une bagarre dans l'avion et ils ont dû me débarquer"
La violence avait augmentée au fil des expulsions, la dernière lui fût fatal. Ensuite, elle a fait une hémorragie cérébrale qui a entraîné un arrêt cardiaque. Une demi-heure plus tard, les services d'urgence arrivaient à refaire battre son cúur. Elle restait néanmoins dans un coma profond. A 21h00, elle décédait.
Sa mort appelle bon nombre de questions...
Avant l'embarcation dans l'avion :
- Que s'est-il passé entre le moment où elle a été réveillée au centre 127 bis et le moment où elle a été transféré à bord de l'avion: A-t-elle reçu des coups, des menaces,...?
- A-t-elle (comme cela se pratique parfois) été obligé d'ingurgiter des médicaments? Ceux-ci étaient-ils contre-indiqués dans son cas ? - Au bureau des pilotes: Lorsque Sémira nous a expliqué les menaces qui pesaient sur elle (lundi), nous avons immédiatement envoyé un fax au pilote du vol pour Lomé. Ce fax expliquait les violences qui risquait de se passer sur son vol et lui demandant de ne pas embarquer Sémira. Que s'est-il passé avec ce fax? A-t-il seulement été transmis au pilote? A-t-il été intercepté par un supérieur? Sinon, pourquoi n'a-t-il pas été pris en considération? -Dans l'avion :
- Que s'est-il réellement passé dans l'avion? -
Sémira était en excellente santé et assez "forte moralement" pour résister à son expulsion. Le parquet a confirmer l'usage d'un cousin mais que s'est-il réellement passer dans l'avion?
- Un arrêt cardiaque et une hémorragie cérébrale ne surviennent pas naturellement à 20 ans sans y avoir une cause provoquée...
- Quand à la vidéo filmée par les gendarmes, ne soyons pas dupes. Le cameraman a pu filmer ce qu'il voulait. La subjectivité d'une bande vidéo ne nous semble en aucun cas satisfaisante.Notons aussi, la contradiction flagrante entre la déclaration du porte parole du substitut du procureur du Roi qui dit en substance: la procédure normale dans l'avion est de placer un coussin pour étouffer (...) On fait cà tout le temps et le président de la Sabena qui se plaît à répéter "(...) je peux vous assurer que notre personnel de sécurité respecte scrupuleusement les règles en matières de droits de l'homme(...) Toute forme de violence doit être condamnée (...) "
- Pourquoi le pilote a-t-il accepté de prendre à son bord une personne menottée alors que les règlements en matières de sécurité dans un avion l'interdisent?A l'hôpital : Plusieurs faits troublants se sont passés à l'hôpital.
- Pourquoi est-ce que les médecins ont absolument voulu qu'une personne la voie et témoigne qu'elle n'avait pas subi de violences?
- Un examen visuel du corps ne permet pas formellement de déceler les éléments permettant d'expliquer l'arrêt cardiaque et de l'hémorragie interne.
- Pourquoi est-ce que les médecins dans leur conférence de presse ont-ils tellement insisté sur le coté normal d'un arrêt cardiaque et d'une hémorragie interne chez une personne de 20 ans ?
- Pourquoi n'ont-ils pas fait état des traces de menottes sur ses poignets? - Pourquoi une telle volonté de faire croire à un accident alors que les résultats des examens ne sont pas encore connus ?
- Pourquoi une telle appréhension à ce qu'une autopsie ainsi qu'une contre-expertise aient lieu?A toutes ces questions, nous voulons des réponses. Et pour ce, il est nécessaire que l'affaire ne soit pas étouffée au profit d'une version couvrant les exactions des gendarmes à bord de l'avion envers Semira. Nous tenons à ce que cette expulsion qui finit par un coma et par la mort ait autre chose qu'un classement sans suite comme conséquences. C'est pourquoi nous tenons à récolter des témoignages des passagers, à entamer une contre-expertise et une autopsie indépendante, et ce, pour faire la lumière sur ce qui s'est passé.
Nous sommes ici non pas face à un dérapage, mais, face à une pratique quotidienne honteuse et qui, dans le cas de Semira, se révèle être une conséquence fâcheuse des menaces proférées à son égard depuis le début de son arrivée en Belgique. Ceci appelle donc un procès où il sera permis aux coupables de cet "assassinat" d'être jugés. A tous les niveaux de responsabilité.
Les responsabilités sont pour nous à chercher dans le chef des exécutants (les gendarmes), ceux qui y ont collaborés (la Sabena). et surtout les décideurs (le ministre de l'Intérieur et Office des Étrangers) de cette politique de terreur.
La fin tragique de Semira balaie tous les doutes que certains pouvaient encore émettre sur l'inhumanité d'une politique d'expulsion. Nous appelons donc à la démission immédiate du ministre de l'intérieur (Louis Tobback) et du directeur de l'Office des Étrangers (Schewebach).
NetFemmes : le réseau Internet des groupes de femmes <MAJORDOMO@CAM.ORG>
September 26-27, 1998, in Amman, Jordan
Sisterhood Is Global Institute (SIGI) and in collaboration with Jordanian National Committee for Women (JNCW) will convene
AN INTERNATIONAL SYMPOSIUM ON ELIMINATING VIOLENCE AGAINST WOMEN IN MUSLIM
SOCIETIES
The Beijing Platform for Action declares that "violence against women is an obstacle to the achievement of the objectives of equality, development and peace." The use of violence against women as a form of control is pervasive and varied in expression. It transcends class, ethnic, religious, and cultural divisions. On September 26-27, 1998, activists and scholars will meet in Amman, Jordan to discuss ways and means of eliminating violence against women, with a special focus on violence against women in Muslim Societies.
Panel speakers include HH Princess Basma Bint Talal* (Jordan), President, JNCW; Mahnaz Afkhami* (Iran), President, SIGI; Emma Bonino (European Union), EU Commissioner for Humanitarian Affairs; Noeleen Heyzer* (Singapore), Director, UNIFEM; Asma Khader* (Jordan), Lawyer and women's rights activist; Corrine Kumar* (India), Secretary General, El Taller, Tunisia; Jacqueline Pitanguy (Brazil), President, CEPIA, Brazil; and Farida Shaheed (Pakistan), Women Living Under Muslim Laws/Shirkat Gah, Pakistan. * Confirmed
Among the organizations invited to present their innovative, multiple-service, community-mobilization projects to eliminate violence against women are MUSASA (Zimbabwe), Development of People Foundation (Philippines), ISIS International (Chile), AISHA (Palestine), and Women for Women's Human Rights (Turkey).
For further information, please contact: Rakhee GPYAL Sisterhood Is Global Institute
4343 Montgomery Avenue, Suite 201
Bethesda, MD 20814, USA
Tel: 301-657-4355 Fax: 301-657-4381
Email: sigi@igc.apc.org Web: www.sigi.orgAsma KHADER or Amal SABBAGH
Jordanian National Committee for Women
P.O. Box 5118 Amman 11183, Jordan
Tel: 962-6-825241 Fax: 962-6-827350
Email: asma@nol.com.jo
SEPT. 21ST - OCT. 2ND, 1998 : FIRST SUMMER COURSES The Informatics Education
For the first time the summer courses will take place at the University of Bremen from September, 21st, to October, 2nd, 1998. During a workshop "The Informatics Education: Between Scientific Findings and Acquisition of Professional Skills?" in December 1997 the participants discussed the concrete criteria for the curriculum of the first summer courses. Following these results a Call for Lectures was published and widely distributed in January 1998.
The echo to the call was overwhelming. In March and April offers from 52 professurs, lecturers, researchers and practitioners in Informatics have been accepted and were put together in a two-weeks programme with lessons, practical courses, seminars, workshops, projects and lectures from diverse areas of Informatics.
The final programme is already available in our web-pages (http://www.informatik.uni-bremen.de/grp/informatica_feminale/Sommerstudium ) and a booklet will be send out at the end of April 1998.
Our intention is not to develop a new list of important informatics courses which are especially interesting for women. On the contrary we want to make experiments with new ways of describing an informatics curriculum. For the curriculum of the summer courses we choose a subject oriented approach. The courses will not be arranged in the classical categories: theoretical, technical, practical and applied informatics. We group the courses on the base of actual subjects in the informatics discussion. Under each subject theoretical, technical, practical and applied aspects should be discussed in one or different courses. With this we hope to break down the 'firewalls' between the classical categories of the informatics curriculum.
For the first summer courses in September 1998 we have chosen three subjects: "Information Networks", "Software Development as a Process" and "Interaction and Media".
In order not to get new 'firewalls' we also combine all these actual subjects in a special serie of lectures. This serie will contain invited talks about common aspects of the different topics and additionally we will find women who introduce some feminist discussions.
Besides the courses arranged under these actual subjects we organize especially for undergraduate students several basic courses like programming courses in a modern programming language, system administration or Internet courses.THE THREE SUBJECTS IN 1998
1)"Information Networks"
2)"Software Development as a Process"
3)"Interaction and Media"Veronika Oechtering and Karin Vosseberg
University of Bremen Department of Informatics
P.O. Box 330 440,
D-28334 Bremen, Germany informatica_feminale@informatik.uni-bremen.dehttp://www.informatik.uni-bremen.de/grp/informatica_feminale
September 6-24, Amsterdam,
The Netherlands : Gender,
Citizenship and Good Governance: Training
Workshop,
Sponsored by the Royal Tropical Institute (KIT) , this workshop aims at activists, researchers and policy makers active in the field of gender and development, enabling them to better apply analytical tools and strategies to ensure that gender equity and equality is prioritized in the governance agenda. Deadline for applications is July 20, 1998. Contact Dr. Maitrayee Mukhopadhyay, Senior Gender Advisor, Women, Gender and Development Programme, KIT, P.O. Box 95001, 1090 HA Amsterdam, The Netherlands. Tel: (31-20) 5688-711. Fax: (30-20) 5688-434. E-mail: <ibd@support.nl>

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