15 Février 1999 :
Communiqué de Elles aussi, membre de Demain la
Parité
Le Sénat a vidé
de son contenu, pourtant modeste, le projet de révision de
la Constitution adopté par l'Assemblée
Nationale.
Les membres fondateurs du
réseau "Demain La Parité :
constatent
- que ce sont les
sénateurs qui, dans l'entre-deux -guerres, ont avec
obstination refusé aux femmes le droit de voter et
d'être élues;
- que les Sénateurs et
Sénatrices sont désigné/es au scrutin
indirect par un collège électoral composé
d'hommes à plus de 80%. En raison des pouvoirs du
Sénat, en matière de révision
constitutionnelle notamment, cette situation peut-être
regardée comme anachronique et, dans les faits,
contraire au principe d'égalité des femmes et des
hommes inscrit dans la Constitution.
demandent
- au Président de la
République et au Premier Ministre de s'exprimer avec
force sur la nécessité de légiférer
pour organiser la parité femmes/hommes dans la
décision politique conformément aux engagements
pris par la France lorqu'elle a ratifié la convention
CEDAW, engagements renouvelés à l'issue de la
Conférence de Pékin et dans le cadre de l'Union
Européenne ; - au Gouvernement de s'engager avec
fermeté sur les projets de loi qu'il entend
déposer pour que la parité entre dans les faits
;
- aux députés et
députées d'être présent/es le 16
février lors de la seconde lecture du projet de
révision constitutionnelle. 83 députés sur
seulement 577 se sont en effet exprimé/es le 15
décembre lors du projet de loi.
font appel
- aux ONG et à toutes
les organisations attachées à l'approfondissement
de la démocratie de soutenir toutes les actions
destinées à faire avancer la parité
;
- aux femmes et aux hommes de
faire savoir aux responsables politiques en
général et aux sénateurs en particulier
qu'il n'est plus possible, à la veille du XXI ème
siècle, que les femmes soient exclues ou
marginalisées là où se prennent les
décisions qui concernent l'avenir commun.