REVALORISER LA MÉMOIRE DES AÎNÉS

par Gérard TISSIER (mél : tempsmemoire@wanadoo.fr)

 

Une commune pour tous les âges

 

 

Pour penser les attentes des gens selon leur génération, il faut penser dimension humaine et temps de la vie, rapports aux autres et socialité. Or, justement, s'agissant du besoin de contacts de aînés vers les jeunes les rapports entre les générations sont passés de la transmission à l'évitement. Il faut lutter contre cela en créant des lieux d'échange et de partage sur les parcours de chaque génération: cultures de métiers, engagements militants, appartenance à une cité, vécus particuliers de repères historiques communs, besoin de reconnaissance propre à chaque âge...

 

 

Créer des lieux
de rencontre et de transmission

 

 

Il faut remettre en oeuvre les relations entre les générations. La société actuelle ne peut ignorer le besoin de transmettre et faire savoir les enthousiasmes, les utopies et les nostalgies d'une époque qui prenait son temps. A défaut d'une culture commune, il faut multiplier les échanges et activités inter générationnels allant des seniors vers les plus jeunes: plaisir de la lecture et de la littérature, du théâtre, récit de métier, des souvenirs, des événements historiques vécus, réflexions sur l'évolution de la famille, de la parentalité, des rapports hommes- femmes, des métiers, des techniques, etc.

 

 

Ré-inventer
des temps de mémoire

 

 

Dans un monde tourné vers l'avenir, que devient la mémoire? Particulièrement celle des repères communs d'une génération? Cette mémoire peut opérer une "remise en contexte" de la trajectoire et de l'identité de chacun et rassembler les témoins d'une classe d'âge autour de la reconnaissance mutuelle d'une période de la grande Histoire. Dans cette optique, les temps de mémoire seraient expériences collectives de partages de mémoires pour que ces témoins nourrissent la mémoire du temps pour les autres (la famille, les enfants, les amis, les communautés d'appartenance).

 

 

Répondre
aux besoins d'éducation
et de culture
des retraités

 

 

Pour transmettre leur expérience, nos aînés pourrait apprendre à relater les enseignements qu'ils ont tiré de la vie. Mais ils doivent aussi pouvoir satisfaire leurs préoccupations métaphysiques, réfléchir sur le sens de leur vie, sur la mort, la réussite, le rôle joué par leur génération. Libéré du travail, ils peuvent affronter le vieillissement comme un acquis:connaissances, conscience de soi, capacité à interpréter les événements de la vie etc. Le besoin d'éducation des seniors ne consiste pas à se limiter aux biens culturels mais à profiter de la longévité pour se ré approprier son histoire, assumer sa vie et en déployer le sens : ateliers relecture de vie, stages "histoires de vie", groupes de soutien "j'écris ma vie".

 

 

Recueillir
les récits
de nos aînés comme
un patrimoine pour la collectivité

 

 

Nos aînés sont porteurs d'une expérience culturelle et humaine qui sera à peine compréhensible dans 10 ou 20 ans. Ils sont la mémoire collective d'un monde dépourvu du confort matériel d'aujourd'hui. Leurs mémoires écrites ou enregistrées doivent être conservées comme une richesse. En mettant en place des "gardes-mémoires" pour les générations futures, les municipalité peuvent apporter un complément collectif aux tentatives individuelles de transmission de l'expérience d'une vie et penser ainsi la mémoire comme un patrimoine pour demain.

Voir aussi la page des Créatives Culturelles voir aussi Hospitalité

sur une idée de Brigitte CASSIGNEUL "Accélératrice stimulante de contacts ciblés"

Dossier SENIORS : Charte - Voisinage - Exemples de co-habitation - Seniors et immobiliers - 8 propositions pour le Grande Age - coordination gérontologique - échanges senior - valorisation des seniors - petites annonces "assistante de vie pour seniors" - prévisions - statistiques - prévention - récapitulatif

mise à jour : nov 2006