APPEL pour un Projet Artistique
présenté à la Biennale de Paris 2004Je souhaite réunir pour mon projet artistico-juridico-politique présenté à la Biennale de Paris 2004 des participants de différentes formations politiques et intellectuelles.
Alexandre GURITA directeur de la Biennale de Paris 2004 ( Tel 01 42 94 98 45) a inscrit à la biennale qui a lieu en février-mars 2004, une de mes oeuvres artistico-juridico-politiques :
Cette oeuvre se compose :
- d'une plainte qui tient lieu de prétexte au débat, que je dépose contre l'Etat français et le Secrétariat d'Etat au droit des femmes, pour "publicité mensongère", s'agissant du document qui est distribué dans les tribunaux et les commissariats, qui s'intitule "AGIR FACE A LA VIOLENCE CONJUGALE"; car si ce document peut être considéré comme exact par rapport aux textes de loi, ses directives ne sont que très rarement suivies dans notre société, par la justice elle-même, (et mon cas en est un exemple parmi beaucoup d'autres). ... on peut donc considérer qu'il y a tromperie de la part de l'Etat.
- d'un débat-réflexion, un brainstorming réunissant des avocats, des magistrats, des psychologues, des associations, des politiques.. sur le thème de la violence sous toutes ses formes,
- d'une diffusion d'un montage des moments les plus intéressants de ce brainstorming pour l'ouverture d'un débat télévisé sur le thème de la violence.
L'originalité de la plainte assure une importante couverture médiatique (journaux 20 heures et grande presse) à cette oeuvre artistico-juridico-politique et aux idées nouvelles qu'elle propose .
Le brainstorming artistico-juridico-politique repose sur un principe essentiel auquel chacun des participants doit se soumettre :
Chacun doit impérativement s'abstraire intellectuellement du cadre dans lequel nous vivons et de toutes ses références pour aborder le thème de la violence de manière totalement nouvelle ... Et si nous jouons le jeu il en sortira sûrement quelques idées exceptionnelles, même si celles-ci débordent le cadre choisi.
Notre société est trop spécialisée, trop compartimentée.. Notre pensée est de plus en plus fragmentaire, elle s'appauvrit ... Et s'appauvrissant, se déresponsabilise...
Il s'agit moins de traiter d'un sujet, en l'occurence la violence, que de poser le problème de notre forme de pensée réduite à la portion congrue du hic et nunc.
La violence n'est pas un acte gratuit.. Elle est l'expression d'un mal-être. Ce peut-être un vécu personnel mais aussi la réaction aux angoisses générées par la distanciation entre les besoins fondamentaux de l'homme et ceux que lui imposent nos sociétés-écrans, nos sociétés-consuméristes, nos sociétés-boites-vocales, où la machine s'impose de plus en plus à l'homme jusqu'à en devenir lui-même "machine sans fin" à produire et consommer. L'ère industrielle a été un glissement vers la robotisation du geste humain et aujourd'hui nous allons vers une robotisation des esprits ... et les sentiments, les désirs, tout ce qui fait l'humain, soigneusement étouffés par le système, s'en libèrent, par à coups violents, en s'engouffrant dans les failles propres à tout système. La violence ne serait que de l'amour confiné au point d'exploser....Nous ne naissons ni voleur, ni délinquant, ... sauf exception pathologique. Ce qui signifie que nous sommes tous des voleurs, des délinquants potentiels, des violents potentiels .. ou soigneusement protégés par le système. Un examen de conscience honnête nous ferait nous découvrir tous plus ou moins violents, voleurs et délinquants.
La justice n'a pas évolué depuis l'inquisition ... On est passé de la justice de Dieu à la justice des Hommes, on a supprimé la torture physique certes.. mais la violence physique et la violence morale demeurent ... et surtout, il y a lieu de s'interroger sur ce que recouvre ou cache ce mot "JUSTICE"...par rapport à quoi et à qui ? Par rapport à la société que tout le monde reconnaît comme violente et irresponsable de ses actes ?. ... par rapport à la victime, alors que notre système judiciaire l'ignore.?.
C'est donc par l'acceptation et non le rejet des violents, des voleurs, des délinquants, etc. que nous trouverons les remèdes.
Le but de cette "oeuvre-procès-public" est de poser le problème de la responsabilité des uns et des autres, .. du voleur mais aussi du volé, de l'agresseur et de l'agressé, du politique mais aussi de la justice, et si possible développer des idées novatrices s'agissant de notre manière de penser les problèmes.
Aujourd'hui, les politiques débattent du problème du port du voile. ... Mais la solution est simple : Vulgarisons le port du voile, que cela devienne une mode pour tous, toute religion confondue ... de toute façon nous devrons tôt ou tard y venir pour nous protéger des U.V. quand la couche d'ozone ne nous assurera plus la protection nécessaire. Le voile n'étant plus marque distinctive, il perd de son intérêt.
Un jour, Pierre Restany (critique d'art de renommée internationale, aujourd'hui décédé) s'est fait voler son porte-monnaie par un jeune qui lui a fait les poches en passant avec lui au tourniquet du métro. Je lui ai aussitôt demandé s'il aurait accepté de lui donner les 300 frs qu'il venait de lui prendre, si ce jeune les lui avait simplement demandés. Il m'a répondu : non évidemment ! Et, le sachant, sans progéniture à nourrir et à pourvoir en héritage, et sans problème d'argent, j'ai voulu savoir pourquoi les lui aurait-il refusés ... il n'a pas pu répondre ... Il n'avait pas de réponse..., mais cela l'a beaucoup fait réfléchir ... La maïeutique de Socrate a encore de beaux jours devant elle.
J'espère que l'originalité de ce projet vous donnera envie d'y participer pour le plus grand bonheur de tous.
Je ne sais pas encore qui participera. J'attends les réponses à ma proposition. Peut-être connaissez-vous des personnes susceptibles d'être intéressées...
Chantal COTTET mél Fax 01 69 90 37 76 ou 06 07 94 01 58
Mise à Jour : 11 sept 2003![]()
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