Martine MILLET
Pasteure * de l'Eglise Réformée de France (ERF)


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Formation
Itinéraire
Ce qui a marqué sa vie
Pour elle, la théologie ...

Parle anglais (TB), allemand (B), italien (notions)

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milletmartine@club-internet.fr


 

FORMATION

 

Etudes scolaires en Suisse, d'abord en Suisse Romande (de langue française) puis dès le secondaire en Suisse Alémanique.

Les études secondaires terminées, elle a passé 6 mois à Florence où elle a suivi des cours d'italien et d'histoire de l'art puis 6 mois à Cambridge pour des cours d'anglais dans une école de langues.

En 1963, elle s'inscrit à la Faculté des Lettres à l'Université de Genève option littérature comparée. Puis en 1965, à la Faculté des Lettres à Grenoble option allemand. Licence en 1967 et maîtrise en 1968.

A partir de 1970, elle s'est formée à l'animation et la formation d'adultes dans des stages, sessions et séminaires organisés par divers organismes comme c'était la mode à l'époque. Déjà très engagée dans un mouvement féministe d'origine protestante, le mouvement "Jeunes Femmes" , elle a pris une part active en faveur de la contraception, de l'avortement et de la révision de la loi sur le divorce.

En 1975-1979, elle fait des études de théologie par correspondance (in absentia) à la Faculté protestante de théologie à Paris.

De 1980 à 1992, elle assure un ministère dans l'Eglise réformée de Versailles et des Yvelines Sud, avec un dominante jeunesse et catéchèse. De 1992 à 1994, un ministère dans la catéchèse d'adolescents. De 1994 à 2002, Secrétaire permanente de la Coordination "Edifier & Former" de l'Eglise Réformée de France", organisme qui a créé une formation biblique et théologique sur Internet www.theovie.org

A partir de 2002 engagée dans un projet de création d'un espace culturel protestant en lien avec la Faculté de théologie protestante, l'Eglise réformée de France et la Fédération protestante de France.

 

ITINÉRAIRE

Enfant puis adolescente, elle était engagée dans le mouvement d'éclaireurs et éclaireuses suisses. Elle a assumé toutes les responsabilités que l'on peut voir dans un tel mouvement, de simple membre jusqu'à cheftaine de troupe puis cheftaine de meute. Cet engagement de 20 années a orienté ses choix et ses engagements futurs et lui a donné la possibilité d'assumer son militantisme.

Ses années d'étudiante ont été marquées par le cancer généralisé de sa mère pendant trois ans, "on n'en sort pas indemne !" ajoute-t-elle.

Mariée en septembre 1965, elle s'installe en France. Avec la double nationalité, elle a vécu plus longtemps en France qu'en Suisse. Son fils est né en 1968, sa fille en 1970 à Grenoble.

Depuis 1980, son engagement dans l'Eglise est important. En Ile de France, comme au niveau national, elle fait partie de nombreux groupes de travail, commissions, équipes, divers conseils....

Elle a créé, en 1987, avec d'autres, une association "Chacun-e raconte, la Bible n'est pas un conte, mais elle se raconte" qui a une centaine d'adhérents et qui assure des formations, stages, universités d'été.

Trois événements ont marqué son adolescence et ont orienté ses choix

Sa première manifestation en 1956 en faveur du droit de vote des femmes dans les rues de Bâle avec son professeur d'histoire (en Suisse, les femmes n'avait pas à cette date le droit de vote).

Son premier engagement politique lors des événements qui ont secoué la  Hongrie en 1956 avec son professeur de grec et de latin qui était hongrois.

La place importante occupée par la théologie dans la société bâloise qui a nourri des débats à l'école autour d'éminents théologiens protestants et catholiques (Karl Barth / Urs von Balthasar / Karl Jaspers .....) Elle a alors le sentiment d'avoir vécu dans ses années d'adolescente une effervescence intellectuelle théologique, philosophique et politique qui traversait ses lieux de vie. "Une expérience extraordinaire !" dit-elle.

 

Aujourd'hui

"Je suis pour une théologie très ouverte, j'ai très peur de la vérité révélée imposée par conviction. J'ai peur de toutes formes d'intégrisme.

J'aime le débat, la recherche, les échanges, les confrontations. Pour moi, la théologie doit traverser nos débats de société pour donner des outils de réflexion sur les profondes mutations en cours, elle nourrit les questions anthropologiques, éthiques, sociales et politiques dans le sens "vie de la cité" et je crois profondément "que tout est permis, mais que tout ne convient pas" et c'est dans ce sens qu'elle a son rôle à jouer".


Église Réformée de France

47, rue de Clichy
75311 Paris Cedex 09
tél : +33 (0) 1 48 74 90 92

* 30% des pasteurs sont des femmes (première femme ordonnée pasteure en France en 1967)

mise à jour : avril 2003


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