Jeannine MONG Consultante Export en Asie de produits cosmétiques Née à Madagascar de parents chinois
Licenciée en Anglais, MBA INSEAD,mel : jeannine.mong (chez) wanadoo.fr "Si mon expérience a pu encourager l'une d'entre nous
à se dresser seule et à gagner,
alors, l'Annuaire au Féminin aura gagné son pari"Parle mandarin, cantonais, anglais et français english version
Mise à Jour : déc 2006
PARCOURS
Ses parents sont nés en Chine et ont du émigrer à Madagascar en 1936, pour fuir la guerre sino-japonaise. La communauté chinoise était très solidaire et le revers de cette solidarité était un certain renfermement sur elle-même. C'est ainsi qu'elle a grandi dans un milieu aux traditions chinoises assez marquées. Education primaire chinoise, suivie d'un parcours classique dans une école religieuse française.
Après son baccalauréat son père, visionnaire l'a encouragée à étudier l'anglais à l'université. Elle est venue en France poursuivre ses études en gestion des affaires. Son cursus post universitaire aurait dû la conduire vers une carrière au sein d'un grand groupe.
La vie en a décidé autrement. Un accident de santé à l'âge de 27 ans l'a obligée à réévaluer son échelle de valeurs. "J'ai alors pris conscience de la précarité de la vie et qu'il me fallait vivre mes convictions et non suivre un modèle social auquel je n'adhérais pas. C'est alors que j'ai pris une décision drastique et irrévocable : celle de travailler pour moi. C'était un choix difficile de tous les points de vues. Il impliquait des sacrifices financiers et des risques. Mais il me fallait être fidèle à moi-même".
DECISION
"J'ai analysé mes atouts et compte tenu de ma double culture chinoise et française d'une part et de ma formation à l'INSEAD d'autre part contribuer à des échanges commerciaux entre les deux pays me semblait être un bon choix".
Elle est allée en Chine pour la première fois en 1980, à la Foire de Canton. La Chine sortait à peine de la révolution culturelle, et le choc culturel a été immense. Téméraire, sans étude de marché préalable, elle a passé une commande de foulard de soie qu'elle a pu tant bien que mal écouler. Fort de ce contact chinois de produits finis en soie, elle s'est lancée dans la fabrication de vêtements finis en soie pour le compte de marques françaises : Cacharel, Renata, Rodier, Chantal Thomass. Elle était pionnière à l'époque. L'expérience a été difficile car elle a choisi le haut de gamme. Elle avait surestimé la capacité des Chinois à comprendre les critères de qualité français. Du fait qu'ils n'étaient jamais sortis de Chine ils n'avaient pas d'autres repères que les leurs. Des défauts de qualité irrémédiables ont mis fin à cette entreprise.
RECONVERSION
Riche de cette expérience elle a néanmoins poursuivi la production off shore de vêtements en Chine, dans une gamme de qualité moins exigeante que la soie. De 1980 à 1992 elle a vu le niveau de vie en Asie progresser de manière spectaculaire, surtout à Hong Kong et à Taiwan.
La conjugaison de deux facteurs, une concurrence plus vive dans la production off et le niveau de vie élevé des dragons l'ont conduite à la logique qu'il lui fallait changer d'orientation et passer de l'importation à l'exportation. Mais exporter quoi ? N'ayant pas de formation scientifique, elle a choisi les produits grand public qu'elle aime, à savoir le prêt à porter, l'épicerie fine et les produits cosmétiques.
Elle décide de participer à des foires professionnelles pour trouver des marques à représenter. Puis, elle fait une étude de marché pour les présenter à Hong Kong et à Taiwan.
Ni le prêt-à-porter, ni l'épicerie fine n'ont donné des résultats. Par contre, les produits cosmétiques ont reçu un accueil favorable. Par la suite, des entreprises chinoises lui ont demandé de rechercher pour eux des marques pour une distribution exclusive.
Elle découvre l'intérêt des Asiatiques pour les produits cosmétiques. En effet, en dehors du Japon et de la Corée, ces pays n'ont pas de production nationale. La cosmétique fait partie intégrante de la civilisation européenne et il est difficile de créer ex nihilo en Asie une industrie locale. Par ailleurs, les produits Européens bénéficient d'une image de qualité incomparable. Leur niveau de vie s'étant considérablement amélioré, les femmes asiatiques ne se contentent plus de produits japonais ou coréens, elles recherchent désormais des produits de qualité. Dans ce domaine, l'image de marque des pays tels que la France, l'Italie et la Suisse est excellente.
SPECIALISATION : cosmétiques
C'est ainsi qu'elle a commencé à se spécialiser dans le domaine des produits cosmétiques professionnels pour instituts de beauté. Toutes les marques françaises ayant une certaine notoriété étaient déjà représentées, elle choisit donc une marque italienne pour faire ses premiers pas en Asie. Elle participe pour la première fois en 1992, en qualité d'exposant, à la plus grande manifestation professionnelle de produits cosmétiques à Hong Kong "Hong Kong Hair & Beauty" devenu par la suite Cosmoprof Asia.
Participer à ces foires-expositions était le meilleur tremplin pour recruter des distributeurs. Par la suite, elle participe en qualité d'exposante à des manifestations professionnelles à Taiwan et Singapour.
Dix ans plus tard, elle a créé et fidélisé au fil du temps un réseau de distributeurs exclusifs pour deux marques italiennes à Taiwan, Hong Kong et Singapour, ainsi qu'en Malaisie, aux Philippines et en Chine.
Elle est également consultante pour l'Asie des "Nouvelles Esthétiques" le numéro 1 Français des magazines professionnels, éditées dans plus de 15 pays. Elle a créée les éditions à Taiwan et en Corée du Sud ; elle est en pourparler pour une prochaine édition à Hong Kong et en Chine. Intervention à Hong Kong.
ENGAGEMENT
Parallèllement à ses activités professionnelles, elle s'est engagée dans les activités de Soka Gakkai International (SGI ), auprès de son Maître Mr Daisaku IKEDA, Président. La SGI est une ONG présente dans 181 pays. Association bouddhique, elle soutient les actions du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), organise des débats basés sur les principes humanistes dans le but d'aider les êtres humains à oeuvrer pour la paix dans le respect des diversités culturelles et religieuses. Elle oeuvre aussi à la protection de l'environnement et à la conservation du patrimoine. Le Président IKEDA a fondé en Mai 2001 l'Université Soka d'Amérique d'Aliso Viejo en Californie.
SA PHILOSOPHIE
"Que retiendrais-je de mon expérience tant spirituelle que professionnelle ? Qu'il faut du courage, de la patience et de l'endurance pour réussir. La philosophie bouddhique appliquée à la vie quotidienne a été déterminante pour moi. Elle m'a enseigné que la vie est victoire ou défaite et que tout dépend de sa propre détermination. Nous sommes responsables de notre propre vie.
Je n'ai jamais reculé par rapport à ma décision d'être victorieuse dans la vie, même dans les périodes les plus sombres. Mon maître m'enseigne que la défaite engendre tristesse et malheur alors que la victoire est source de joie. Si la vie est un combat contre ses propres faiblesses, alors la victoire viendra nécessairement : il suffit pour cela d'être lucide, courageuse et endurante".
Voir son texte sur "la fascination de l'Orient pour l'Cccident"
French born Chinese, living in Paris speaking Mandarin, Cantonese, French and English mel : jmong@compuserve.com After a Bachelor of Art in English, and a MBA from INSEAD - a European Business School -, she set up her own business in 1980, to manufacture French designer labels silk garments in China.
Involved in cosmetics field since 1992, she is consultant for Asia for:
- "Les Nouvelles Esthétiques" , the French professional beauty magazine, translated in more than 12 countries (english version)
- Two Italian cosmetics companies
She has implemented "Les Nouvelles Esthétiques" in Taiwan and Korea .
She handles for the two Italian brands territories including Hong Kong, China, Taiwan, Malaysia, Singapore, Korea.
Her profile is definitely that of an entrepreneur, who defines her job as helping partners belonging to two great civilisations to nurture an business environment based on trust. To minimize cultural differences, to ease emotional reactions, to prevent conflicts require patience and determination.
She recognizes that her multicultural background- speaking Mandarin, Cantonese, French and English- is an asset to build a bridge between East and West.
Involved to build a better world by the creation of values, she is member of Soka Gakkai International, a worldwide organisation with members in 163 countries who strive for peace, education and culture.
She is based in the Paris area

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