Frédérique ROUSSEL

Conférencière sur "femmes et politique"

passion pour la politique et la philosophie politique

Mise à Jour : 17 mai 2008

Diplômée en Sciences politiques, en Droit Public, collaboratrice et élève de la philosophe Blandine Kriegel, j'ai conçu un parcours universitaire en synergie avec ma passion pour la politique et la philosophie politique.

J'ai consacré mon mémoire universitaire au "Duel du Politique et du Religieux à travers l'Inquisition en Languedoc". Le catharisme, à mon sens, a cristallisé différents enjeux politico-religieux, qui ont tous aboutit à l'affirmation des deux pouvoirs, temporel et spirituel. Les Cathares ont été les malheureuses victimes de l'Eglise de Rome et de la monarchie du Nord, en quête de suprématie. Outre sa signification religieuse et idéologique, la croisade a eu une grande portée pour l'histoire de l'unité française : elle a entraîné le rattachement effectif de la France du Midi à la France du Nord.

La complexité de l'imbrication du couple, que forme encore aujourd'hui, le politique et le religieux, n'est pas réglée et reste une problématique contemporaine, sonnant-même comme un défi pour l'avenirŠ

À dix-huit ans, cherchant un travail pour financer mes études, j'intègre une petite rédaction qui lance ce qui deviendra un succès de la presse, Courrier International. Mes activités pendant 10 ans à la Direction éditoriale de Courrier m'ont permis d'y organiser les évènements médiatiques, de suivre et de proposer les projets éditoriaux et de mettre en place les partenariats. Ce fut une expérience très formatrice professionnellement et riche par ses rencontres.

Parallèlement chargée de production à France Culture, j'ai réalisé deux émissions mensuelles pendant deux ans.

Par ailleurs, collaboratrice d'Alexandre Adler 10 ans durant, j'ai assumé sa communication et la préparation de ses conférences. Ce fut une grande chance pour moi que de pouvoir ainsi, travailler auprès d'un tel professeur.

L'écriture étant à mon sens un merveilleux support pour construire sa pensée, j'ai écrit régulièrement pour la revue Philosophie politique, dont j'ai été par la suite responsable de rubrique ; je collabore depuis peu à la Revue d'Etudes.

Membre du Parti Socialiste depuis plusieurs années, j'ai régulièrement tenu des éditoriaux pour la Revue des Socialistes du XIXe. Je suis également membre de plusieurs associations : "MoHa", "Partage", "Lire La Politique", "Mouvement Européen", "La Gauche Européenne".

J'ai publié en avril 2001, chez l'Hydre éditions un essai politique, "La République selon Marianne", essai retraçant le combat politique des femmes dans l'histoire française et dans lequel je tente d'explorer une autre philosophie du genre humain, tournée vers l'altérité et la reconnaissance de l'Autre comme véritable entité. Cet humble essai, préfacé par A. Adler, a débouché sur un cycle de conférences et de débats auxquels je participe régulièrement en province et dans les médias (presses, télé et radios). Je me rends quand cela m'est possible, dans des lycées pour y parler politique et citoyenneté, sujets que les lycéens conçoivent de moins en moins.

Depuis décembre 2001, je suis Chargée de mission au groupe socialiste du Conseil Régional d'Ile-de-France et Rédactrice en chef du journal "Notre Région".

J'ai en charge les secteurs de l'environnement, des affaires sociales, de l'action internationale, de la presse et de la communication.

 

Née en France en 1973

 

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l'Hydre éditions, Castelnaud la Chapelle, avril 2002

LES FEMMES DANS LE COMBAT POLITIQUE EN FRANCE

La République selon Marianne

A travers cette République selon Marianne, je tiens à rendre hommage aux nombreuses luttes féminines qui ont ponctué les siècles, dont le but a été de rechercher la reconnaissance de cette autre entité du monde, la femme. Le combat n'est d'ailleurs pas achevé.

Je suis de celles qui veulent ¦uvrer pour la chose publique sans renier ce que je suis, en conciliant égalité et différence. Mais était-il souhaitable qu'une loi comme la Parité devienne constitutionnelle ? Je ne le pense pas, tant sur le plan de l'efficacité en termes juridiques, que sur le plan humain et philosophique. La parité est une demie mesure, aisément contournable, un avilissement pour la femme.

Plutôt que de soulever les obstacles et les difficultés auxquels les femmes doivent faire face, il faut davantage considérer les déséquilibres et les handicaps que la société subit en se privant de leur participation politique.

Les femmes et les hommes égaux en tout point concernant les droits, les devoirs et les pouvoirs, seraient enfin libres de vivre leurs complémentaires différences.

C'est peut-être là une conception utopiste ; je crois cependant - et les sondages vont en ce sens - que la société civile aspire à une plus grande pluralité, à la reconnaissance de chaque individu formant le corps de la cité. Il nous appartient d'élaborer une société plus juste et plus équitable pour animer les prémices d'un renouveau démocratique.

 

Le 10 avril 2002

 

LA REPUBLIQUE SELON MARIANNE (4° de couverturre)

Les femmes se sont battues - et le doivent encore - pour obtenir l'égalité des droits juridiques et civiques. Alors, pourquoi faire de la femme un être social et politique différent de l'homme ? La possibilité de s'exprimer et d'exister sur le plan social est un droit légitime et fondamental de l'être humain.

La France accuse un double retard en ce qui concerne la participation des femmes à la vie publique : retard pour la reconnaissance du droit de voter, et retard pour l'accès aux assemblées élues ; la situation en matière d'accès des femmes aux mandats électifs est d'autant plus problématique que la comparaison avec les voisins européens fait ressortir une différence spectaculaire. Le changement en ce domaine est venu de l'alternance électorale de 1997, conduisant le Parti socialiste français au pouvoir. Cependant, quelle est la réelle portée d'une loi constitutionnelle sur les mentalités ?

La société est un ensemble d'individus, féminins et masculins, cherchant à satisfaire les mêmes besoins. La cohésion d'une démarche collective ne peut s'obtenir que si les besoins de tous les individus composant la société sont satisfaits. Les responsabilités doivent être partagées au sein de la famille, de la vie sociale et politique. Elles doivent être accessibles à tous ceux qui le souhaitent, sans discrimination autre que la compétence et la disponibilité au service d'autrui.

Entrer en politique, c'est défendre une certaine vision de la vie et des relations humaines. La société étant mixte, la place de la femme en politique est légitime ; elle pourrait apporter quelques réponses à la sclérose d'un organe politique tourné vers lui-même.

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Autres ouvrages

" Qu'en est-il de la Convention européenne ? Entre désir d'harmonisation globale et intérêts particuliers ", Revue d'Etudes, n° septembre 2002.

" L'Europe à la recherche d'une politique commune ", Revue Socialiste de Paris, numéro d'octobre 2000.

" La vie de la philosophie politique ", Revue Philosophie Politique, numéro 11, Le risque, juin 2000.

" Pour un peu de citoyenneté ", Revue Socialiste de Paris, numéro de juin 2000.

" La vie de la philosophie politique ", Revue Philosophie Politique, numéro 10, l'Ecole, novembre 1999.

" Pour préserver leurs droits fondamentaux ", Moha, revue spécialisée sur les Droits de l'homme et la démocratie en Iran, septembre 1998.

 


page créée juin: 2003

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