Position de Christine Thomas, présidente de la CADAC,
et par ailleurs cheffe d'établissement scolaireJe trouve qu'au moment ou les attaques du capitalisme sont majeures et renvoient dans la précarité bon nombre d'êtres humains dans le monde et en particulier les femmes (voir le texte sur les violences), il est grotesque pour des femmes (en particulier féministes) de vouloir participer à la répression et à l'exclusion d'une catégorie de femmes, même si cette manifestation (le voile) était uniquement Il serait fort dommageable de rompre le dialogue avec ses filles qui pensent, pour beaucoup, que le fait de se voiler leur permet d'être respectée par les hommes et par là même d'avoir une autonomie de sortir où de faire des études sans rendre de comptes plus que nécessaire sur leur faits et gestes. La plupart ont subit le racisme et l'exclusion sociale, elles ignorent les luttes féministes, subissent la pression des familles et des hommes du dehors. Cette volonté de porter le voile devient pour elles une revendication légitime pour être reconnues en tant qu'être humain femmes dans le seul cadre possible pour elles (musulmane) accepté par leurs oppresseurs. Si nous voulons arriver à ce que ces filles comprennent que cet enfermement est contradictoire avec leurs intérêts réels nous devons trouver le moyen d'être en relation avec elles sans qu'elles puissent nous trouver du côté des chiens de garde de manière plus générale, il faudrait ne pas confondre légitimité et loi:
La légitimité est une façon dont un groupe pense et pose une façon d'être ou de vivre et qu'il fait reconnaître aux autres (idéal), cette légitimité ne peut donc évoluer que par l'échange d'idées. La loi soumet l'ensemble d'une collectivité à un cadre qui sera appliqué par l'ensemble et trad
Interrogeons nous sur pourquoi nous nous sentons si fragiles dans la capacité que nous avons à défendre nos valeurs (égalité, laïcité) que nous accepterions des interdits sans débats. L'école est un enjeu important pour tous car c'est le lieu d'éducation des générations futures d'adultes, alors saisissons-le et obligeons l'école à être un outil d'émancipation et pas seulement ce qu'elle est encore: le lieu de reproduction des inégalités sociales.
J'ai trouvé très drôle que ce(lles)ux qui remettent en cause l'autorité excessive du chef d'établissement demandent à ce que son rôle soit renforcé pour la répression des élèves.
18 oct 2003
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